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Interview18 mars 2026
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Jean-Luc Gleyze : "Le plan d'économies n'a pas modifié mes convictions sociales"

Face à un déficit très important, la Gironde a voté un plan pluriannuel d'économies. La collectivité dirigée par Jean-Luc Gleyze a décidé de réduire la voilure, y compris sur les politiques sociales, tout en maintenant des exigences élevées en matière de service public. Le président socialiste détaille les mesures prévues pour redresser la situation.

Le verdict est tombé en décembre dernier. Après des mois de débats et de controverses, alors que la menace d'une mise sous tutelle de l'État planait sur le département, la Gironde a présenté les contours de la cure d'austérité qu'elle devra suivre pendant plusieurs années pour se maintenir à flot. Sur un budget de 1,8 milliard d'euros, la collectivité prévoit une réduction de 91 millions d'euros (M€) sur trois ans, dont 54 M€ dès 2026.

Nous avons demandé à Jean-Luc Gleyze, président du conseil départemental, par ailleurs vice-président du Haut conseil du travail social (HCTS), de revenir sur les conséquences de ces coupes budgétaires pour les principales politiques sociales financées par le département.

Sans entrer dans le détail de la mécanique budgétaire, comment expliquez-vous cette situation très compliquée ?

Jean-Luc GleyzeÀ la différence des communes et des régions, les départements ont des dépenses qu'ils ne peuvent pas piloter. Nous devons payer les allocations individuelles de solidarité (AIS) comme le RSA, l'APA ou la PCH. Les décisions des juges concernant les enfants protégés doivent également être honorées par les départements. Si bien qu'entre 65 % et 70 % de notre budget concernent des dépenses obligatoires sur lesquelles nous n'avons aucune prise.

Mais vous pouvez jouer sur la fiscalité locale ?