Lors d'un webinaire organisé par la Cnape, fédération des associations de protection de l’enfance, des professionnelles ardéchoises ont présenté l'intérêt des conférences familiales, encore peu déployées en France.
« L'idéal serait qu'un jour les conférences familles soient des conférences citoyennes, que les familles puissent elles-mêmes en faire la demande, sans attendre l'intervention d'un initiateur. »
C'est l'horizon qu'esquissent les coordinatrices ardéchoises Karine Ponsonnet et Esther Lombardot, venues témoigner lors d'un webinaire de la fédération des associations de protection de l’enfant (Cnape) organisé fin janvier sur les conférences familiales en protection de l'enfance.
Aujourd'hui, les conférences familiales restent encore peu déployées en France, mais l'Ardèche montre que cela fonctionne : quatre postes de coordinatrice à temps plein sont financés par l'État dans le cadre d'une expérimentation.
« Cela fait quelques années qu'on expérimente, et nous nous sommes rendu compte que plus on met en place le pouvoir d'agir des familles, plus les solutions trouvées sont extrêmement adaptées et ajustées pour l'enfant », expliquent les deux coordinatrices.
L'enfant au centre du dispositif
D'abord, comme le rappelle la Cnape, la conférence familiale est « un processus de prise de décision porté par une famille et son réseau, en réponse à une difficulté ou un problème à résoudre ».

