La Fondation pour le logement des défavorisés a produit un travail important associant sociologue et photographe autour de la figure de l'hôte en pension de famille. Il en ressort que l'exercice de cette fonction essentielle suppose des compétences très variées et une capacité à gérer des équilibres complexes.
Le saviez-vous ? Les pensions de famille ne sont pas une idée nouvelle. À la fin du 19e siècle, il s'agissait de meublés hôteliers qui accueillaient des migrants ou des gens venus des campagnes dans un cadre familial. La seconde génération des pensions de famille a été initiée à partir de 1997 en direction de personnes en errance, puis définie par une circulaire de 2002 autour des maisons relais.
25 000 places en pension
La Fondation pour le logement des défavorisés (ex-Fondation Abbé Pierre), qui a contribué à la création de 300 projets depuis vingt ans, a souhaité explorer le métier d'hôte de pension de famille à travers une enquête sociophotographique, notamment dans quatre pensions de famille : Alès (30), Bourges (18), Saint-Mars-la-Jaille (44) et La Ciotat (13).
Aujourd'hui, il existe un millier de pensions de famille qui accueillent 25 000 personnes. Généralement, ce lieu est animé par un binôme de professionnels.
Diversité des profils
Loin d'établir une nomenclature, le cahier repères A voix hôte « rend compte de la diversité des pratiques, en lien avec des profils d’hôtes, d’habitants et des contextes de pensions ». L'épais document, présenté le 27 mai dans le cadre de la semaine nationale des pensions de famille, entend « rendre visible la dimension sensible de l'expérience d'hôte de pension de famille ».

