Onze organisations (Fisaf, Nexem, Fondation Anaïs…) viennent de créer le Collectif français d’appui à la demande (CFAD), pour promouvoir les dispositifs d’assistance au projet de vie destinés aux personnes handicapées et à leurs proches. Pour Jacques Daniel, président de Trisomie 21 Nouvelle-Aquitaine, l’enjeu est de défendre ce modèle et les crédits prévus pour son essaimage.
L’assistance au projet de vie (APV) est expérimentée depuis plusieurs années dans quelques territoires, de quoi s’agit-il ?
Jacques DanielLe principe de l’APV est d’accompagner les personnes handicapées et leurs familles à construire leur projet de vie en fonction de leurs demandes et non de l’offre disponible. Concrètement, un professionnel aide la personne à formuler ce qu’elle souhaite devenir. Une fois le projet élaboré, il effectue une action d’« assistance à maîtrise d’ouvrage », c’est-à-dire qu’il identifie les besoins au regard du projet (en matière de vie professionnelle, de santé, de loisirs…) et mobilise les ressources possibles du territoire pour le réaliser en sollicitant au maximum le droit commun.
En quoi est-ce un changement majeur dans la réponse apportée à la personne ?

