L'espérance de vie des personnes en situation de handicap augmente, les confrontant, ainsi que leurs accompagnants, aux maladies liées au vieillissement. Pour mieux outiller les professionnels peu habitués à ces maladies neurodégénératives, une équipe mobile Déficience intellectuelle Alzheimer (Dial) a été créée dans le Nord. Une première en France.
« La situation qui nous amène à vous rencontrer aujourd'hui, ce sont les difficultés d’accompagnement d'Augustine (1). Nous allons faire le point sur les signes que vous avez remarqués, sur ce qui vous a alertés », propose Flora Brunel, accompagnante éducative et sociale (AES) de l'équipe mobile déficience intellectuelle Alzheimer (Dial).
Celle-ci intervient ce jour-là dans le cadre d'une réunion avec l'équipe du foyer de vie Altitude, géré par les Papillons blancs, à Halluin (59), qui accueille au quotidien des personnes en situation de handicap. Autour d'elle, des aides médico-psychologiques (AMP), des accompagnants éducatifs et sociaux, une maîtresse de maison, une infirmière et un psychologue.
Problématique nouvelle
Objectif : venir en appui à cette équipe, qui comme d'autres, est confrontée à une problématique nouvelle chez les personnes qu'elle accompagne, celle du vieillissement et des maladies neuroévolutives qui peuvent y être associées, comme la maladie d'Alzheimer.
« Les premiers signes qui nous ont alertés, ce sont des fluctuations d'humeur, relate Jean-Luc Deleplace, psychologue. Augustine s'est mise à avoir des crises, des oppositions, parfois même sans interaction. Elle peut passer du rire aux larmes en quelques minutes. » Face à ces crises, l'équipe a pu se sentir désarmée : « Elle criait. J'ai tout tenté pour la calmer, la musique apaisante, tout. Elle continuait de crier. Je me suis sentie démunie », témoigne Laetitia, aide médico-psychologique.
Appui aux professionnels

