L’Arimoc, qui accompagne des personnes cérébrolésées, a intégré des usagers experts à son projet en faveur de la vie intime, affective et sexuelle (Vias). Formés comme les professionnels référents, ils apportent leur expérience du handicap et la légitimité du vécu.
À l’Association régionale des infirmes moteurs d'origine cérébrale (Arimoc), près de Pau dans les Pyrénées-Atlantiques, le sujet du respect de la vie intime, affective et sexuelle (Vias) s’est imposé dès 2019, dans le cadre de l’espace de veille éthique.
« L’hétérogénéité des pratiques en la matière créait à l’époque des tensions entre professionnels au quotidien », raconte Isabelle Moreno, directrice générale de cette association accompagnant 239 enfants, adolescents ou adultes concernés par une paralysie cérébrale, un polyhandicap, des lésions cérébrales acquises ou un trouble des apprentissages.
Après l'interruption liée au Covid, le projet a rebondi en 2021 lorsqu'une circulaire a enjoint les structures du médico-social à désigner un référent Vias afin de garantir le droit des personnes en situation de handicap à une vie intime, affective et sexuelle.
Une équipe de référents
Un collectif réunissant professionnels, administratifs, familles et bénéficiaires issus des entités de l’Arimoc (SEM, Sessad, MAS, FAM, foyer de vie, SAVS, Samsah) a travaillé sur un plan d’actions.
L’Arimoc, qui emploie environ 200 personnes, soit 175 équivalents temps plein (ETP), a choisi de ne pas se contenter de former une seule personne mais toute une équipe ressources, composée de six professionnels (de métiers différents) et deux usagers experts.
L'association s’est rapprochée du Centre international de formation et de recherche en sexualité (Cifres) pour coconstruire une formation qualitative et adaptée.

