Réunis aux Assises nationales de l'habitat pour seniors, élus, financeurs et professionnels ont partagé le même constat : les solutions intermédiaires entre domicile et Ehpad doivent se développer massivement. Mais sur le financement et la gouvernance, les divergences persistent.
Malgré l’urgence du défi démographique, les mesures mises en place par les pouvoirs publics paraissent insuffisantes. « Tic-tac, tic-tac. Est-ce qu’il faut attendre 2027 pour qu’un ministre prenne la parole sur le sujet ? », a raillé Sébastien Vincini, président PS du conseil départemental de la Haute-Garonne, lors des Assises nationales de l'habitat pour seniors, organisées par Planète grise, le 3 février à Paris.
Complexité juridique, financements instables, manque de professionnels… : si les intervenants ont partagé les mêmes constats lors de la première table ronde sur l'habitat intermédiaire, des discordances sont apparues sur la gouvernance et le pilotage.
« Une vision beaucoup plus domiciliaire »
Il y a un besoin de « 200 000 logements dans l’habitat intermédiaire ces prochaines années », a lancé Luc Broussy, fondateur de Planète grise, pour ouvrir les débats de la conférence.
Habitat inclusif, résidences autonomie, résidences services seniors : une diversité de solutions peuvent être déployées. « Il faut accompagner les Français dans une vision beaucoup plus domiciliaire », a défendu Maëlig Le Bayon, directeur de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Un avis qui fait consensus, la focalisation passée sur la construction de nouveaux Ehpad n'étant plus de mise.

