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Article12 février 2021
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Habitat inclusif : "nous sommes à un tournant"

Lors d’un séminaire organisé par l’Institut catholique de Lille, des spécialistes de l’habitat inclusif ont débattu de la mise en œuvre de ce dispositif. L’occasion de mettre en lumière les freins et facteurs de réussite des projets.

Qu’entend-on par habitat inclusif ? Quels sont les freins à sa mise en place ? Ses facteurs de réussite ? Quelles évolutions en matière de pratiques professionnelles ? Ces questions étaient au cœur d’un séminaire de l’unité de recherche HADePaS (Handicap, autonomie et développement de la participation sociale) de l’Institut catholique de Lille, qui réunissait des spécialistes du sujet, soit en tant qu’opérateurs, soit comme observateurs.

Terminologie

Animé par deux étudiantes, le débat se lance sur des questions lexicales. Car, pour certains, ces habitats sont « partagés », pour d’autres qualifiés d’« intermédiaires », « coopératifs » ou « alternatifs ». Selon Estelle Camus, qui, dans le cadre du Lab'AU lancé par l’Odas en juin 2020, a recensé 20 initiatives exemplaires, on peut parler d’habitat inclusif lorsqu’« il y a un projet commun et une logique de collectif qui donne la dynamique » et « s’inscrit dans son environnement ». Il s’agit d’articuler trois critères : le logement ordinaire ; la « dimension accompagnement choisi » et «  la dimension sociétale et environnementale, c’est-à-dire ce qui fait le quartier ».

Rompre l’isolement

Le Gapas qui a ouvert plusieurs dispositifs dans le Nord, a choisi de parler d’« habitats partagés » qui permettent « de répondre aux besoins qu’ont les personnes ayant des difficultés psychiques de se sentir moins isolées », explique Thomas Bartos, coordinateur de ce projet.