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Article19 juin 2026
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Grand âge : la Fnaqpa et l'AD-PA veulent plus de souplesse

Pour leur seconde Agora commune, la Fnaqpa et l'AD-PA ont demandé une réorientation de la politique publique en sortant de la logique des normes et en faisant davantage confiance aux professionnels. Les deux organisations ont annoncé leur participation à la Conférence nationale de l'autonomie, même si elles n'en attendent pas grand-chose.

Organisée par les deux fédérations AD-PA et Fnaqpa, les 18 et 19 juin, la seconde édition de l'Agora du grand âge a été savamment mise en scène pour intéresser des professionnels de plus en plus en retrait. Les organisateurs ne cachaient pas qu'ils n'avaient pas atteint la barre des deux cents participants, malgré une intense communication. 

Le climat morose, les décisions politiques maintes fois reportées et les difficultés financières et en ressources humaines ne sont pas de nature à inciter des directeurs d'Ehpad, de résidences autonomie ou de services d'aide à domicile, à se déplacer deux jours à Lille.

« Non merci… »

« Des mariages forcés des services à domicile, non merci », « des directions noyées sous les injonctions contradictoires, non merci », etc. Pour introduire cet Agora du grand âge, Didier Sapy, directeur général (DG) de la Fnaqpa, et Eric Frégona, directeur adjoint de l'AD-PA ont organisé une mini-manifestation en scandant des motifs de colère, ponctués par des « non merci » entonnés par les participants.

C'est peu dire que le tableau dressé pendant une demi-heure par ces deux responsables professionnels est sombre. Sur ce front également, l'ambiance est caniculaire. Même si les deux fédérations se veulent constructives, elles actent des désaccords avec la politique (ou l'absence de politique) gouvernementale.

Comme des machines à laver