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Article26 novembre 2019
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Gestion de l’AAH : le réquisitoire de la Cour des comptes

Manque d’équité territoriale, risque de fraude, pilotage national inopérant… Pour la Cour des comptes, la gestion de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) fait courir un « risque budgétaire » aux finances publiques. Elle voit dans le futur revenu universel d'activité (RUA) « l'opportunité de clarifier la nature de l'AAH ».

Dans un rapport rendu public le 25 novembre, la Cour des comptes tire à boulets rouges sur les modalités d'attribution et de gestion de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), récemment revalorisée. À l’heure où l'intégration de cette allocation dans le futur revenu universel d'activité (RUA) n'est pas encore tranchée, ces suggestions pourraient bien peser dans le débat.

Plus de 10 milliards d'euros

L’enjeu financier est de taille puisque la dépense liée à l’AAH devrait atteindre 10,3 milliards en 2019 et que le nombre d’allocataire ne cesse d’augmenter (plus d’un million de personnes). Entièrement financée par l’État, l’AAH – versée par les CAF ou la MSA – est attribuée aux personnes sur décision des commissions départementales des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH).

Disparités territoriales

Premier constat identifié par la juridiction financière : les disparités territoriales qui caractérisent l’attribution de cette allocation posent « un problème d’équité territoriale et d’égal accès aux droits ». Un phénomène qui s’explique par « des différences d’appréciation de la lourdeur du handicap » .

Impératif de rapidité