C'est une manière de communiquer qui n'utilise pas le langage verbal : par les gestes, les sons, le pointage de pictogrammes ou l'usage de tablettes, des personnes polyhandicapées parviennent à mieux communiquer. Loin d'être un simple outil, la CAA est au cœur des enjeux d'autodétermination et de participation des personnes.
« Lorsqu'une parole vocale fait défaut, il ne doit pas y avoir de déficit de droit, de lien ou de pouvoir d’agir », a défendu d'emblée Joël Decat, président de l'Association ressources polyhandicap Hauts-de-France (ARP-HDF), en ouverture d'un colloque ayant réuni 300 professionnels et familles, le 29 janvier, à l'Institut régional du travail social (IRTS) de Loos (59).
Des référents dédiés
Thématique centrale de cette journée organisée avec le Creai Hauts-de-France, la communication alternative améliorée (CAA) se définit comme un ensemble de stratégies et d'outils destinés à compenser des déficiences de la communication orale et écrite : on parle de gestes et mouvements, d'expressions faciales, de regards, de cris, mais aussi de cahiers de pictogrammes, tablettes de communication ou outils numériques de synthèses vocales.
L'enjeu central de la CAA ne réside pas tant dans les outils à disposition que dans la construction d'une méthode de communication personnalisée, à partir des capacités de la personne et des signes de communication qu'elle déploie déjà.

