Une douzaine de professionnelles employées par la plateforme Joya (groupe Ouihelp) ont lancé un mouvement début avril. Déclenchée après l’augmentation du prix du carburant, la grève visait aussi à dénoncer une dégradation des conditions de travail depuis la reprise, par Ouihelp, de la société familiale qui les employait auparavant.
Cela ressemble au pot de terre contre le pot de fer, un classique de la littérature mais aussi désormais du secteur de la dépendance ou de la petite enfance.
D’un côté, la société Joya, marque du groupe Ouihelp, une start-up créée en 2016, et basée sur un algorithme de « matching », qui a levé 30 millions d’euros en 2022 et ambitionne « d'améliorer le quotidien de 2 millions de personnes en perte d'autonomie et celui de leurs proches ».
De l’autre, une douzaine d’assistantes de vie à domicile de l’agence Joya de Noé (Haute-Garonne), en grève partielle depuis début avril pour obtenir de meilleures conditions de travail.
« Notre situation s’est dégradée à partir du moment où Joya a repris l’année dernière notre ancienne société BCM, tenue par un couple avec qui cela se passait bien, c’était nickel », raconte Corinne Jacques.
Assistante de vie depuis quinze ans, dont huit ans chez BCM puis Joya, elle vient de démissionner. « On n’en peut plus, j’aime mon métier mais il faut se préserver, je suis partie pour me protéger », poursuit-elle.

