Face au Covid-19, des partenariats inédits se nouent aussi pour les assistants sociaux des étudiants. La présidente du Cnous, Dominique Marchand, et son directeur des projets, Clément Cadoret, reviennent sur les effets de la crise sanitaire et sur leurs besoins de renforts.
Comment la crise du Covid est-elle vécue dans les services sociaux des Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous) ?
Dominique MarchandLa pandémie a entraîné une charge de travail considérable pour nos assistants sociaux. Soudain, il a fallu s'adapter au télétravail, apprendre à entrer en relation avec les étudiants par courriel ou par téléphone, et répondre à une hausse significative de leurs sollicitations. Alors que nos services sociaux avaient apporté près de 45 000 aides, au total, en 2019, ils en ont fourni 67 000 en 2020 !
L’interruption brutale de l'économie, en mars 2020, s’est fait ressentir très rapidement, pour tous ceux qui avaient besoin d’un job pour pouvoir étudier. Et depuis perdurent deux demandes majeures, face à nos services sociaux : d’une part, de l’aide alimentaire, qui concerne 45 % des soutiens attribués en 2020, et d’autre part une solution au paiement des loyers, pour 40 % (les deux motifs pouvant se cumuler, NDLR).
Et comment les Crous y ont-ils répondu ?

