Dans notre série "Paye ta vocation !", des travailleurs sociaux détaillent leur fiche de paie, leur parcours et les arbitrages au quotidien. Éducatrice spécialisée depuis plus de vingt ans, Sylvie travaille en région toulousaine dans un lieu de rencontre médiatisée. À 51 ans, elle gagne 2 500 euros net par mois, primes comprises.
Sylvie*, 51 ans, est éducatrice spécialisée dans un lieu de rencontre médiatisée en région toulousaine. Elle organise, sur décision du juge, les visites entre des parents et leurs enfants placés. Un travail en protection de l'enfance auprès de familles « en très grande difficulté », parfois confrontées à de lourds troubles psychiques.
Classée à l'échelon 9 dans la grille de la convention collective nationale de 1966 (CCN 66), elle gagne 2 500 euros net par mois. Elle y est arrivée après quinze ans dans la même association, et après avoir négocié à son entrée la reprise de ses années passées sous la même convention.
« L'ancienneté n'est pas reprise automatiquement. Il faut négocier. » Les augmentations de grille interviennent tous les deux à trois ans, calculées sur le brut.
Le budget d'un couple « aisé »
Sylvie vit avec son mari qui est enseignant dans le supérieur. Ensemble, ils gagnent environ 5 400 euros. « On est considérés comme aisés. On n'a droit à rien, pas d'APL , pas de bourse étudiante ».
Leur fils étudie à l'étranger et loue un petit studio de 12 m² pour plus de 600 euros par mois. Son mari et elle lui verse environ 1 000 euros mensuels, via un prêt étudiant qu'ils remboursent eux-mêmes pour qu'il ne démarre pas sa vie active endetté.

