Dans notre série "Paye ta vocation !", des travailleurs sociaux détaillent leur fiche de paie, leur parcours et les arbitrages au quotidien. Éducatrice spécialisée dans la fonction publique hospitalière (FPH), Alexandra gagne 1 870 € net par mois, à peine plus que ce qu'elle percevait comme adjointe administrative.
Alexandra touche 1 870 € net mensuel comme éducatrice spécialisée au centre psychothérapique de Nancy. Lorsqu'elle effectue un week-end, sa rémunération grimpe à 1 930 €, « ça dépasse rarement les 2 000 € ». Elle gagne « 50 € de plus » que dans son précédent poste d'adjointe administrative, qu'elle a occupé pendant neuf ans.
Titulaire de la fonction publique hospitalière (FPH) depuis avril 2024, elle travaille au sein d'une équipe de réhabilitation psychosociale auprès de personnes atteintes de psychoses chroniques. Elle se rend à leur domicile pour les accompagner dans leurs projets et leurs besoins quotidiens.
Un écart qui se creuse avec le privé
Au-delà de son salaire de base, Alexandra perçoit quelques primes : 160 € brut par mois au titre de la sujétion spéciale, le Ségur de la santé, ainsi que 60 € par journée de 8 heures travaillée le week-end. Elle touche aussi 2,34 € brut par mois de « prime basket », destinée à compenser l'usure des chaussures. « Je ne sais pas où ils vont acheter leurs baskets », ironise-t-elle.
Malgré tout, elle reconnaît gagner davantage que ses collègues du privé, « payés au Smic ».

