Dans une étude du Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET), des chercheurs ont interrogé trois générations de directeurs et directrices à la tête d'établissements du secteur social pour observer comment ils s'étaient adaptés aux normes gestionnaires issues du monde de l'entreprise.
Comment les directrices et directeurs d’établissements sociaux et médico-sociaux vivent-ils la montée des logiques gestionnaires ?
Dans une publication parue le 7 juillet, le Centre d'études de l’emploi et du travail (CEET) analyse la manière dont les cadres du secteur social se sont appropriés les outils du « new public management », entendu ici comme un processus de rationnalisation du service public, qui doit prendre les formes éprouvées dans les entreprises privées.
L'étude s'appuie sur un questionnaire auquel 316 directeurs ont répondu et sur des entretiens. Elle distingue trois générations de responsables d'établissement selon leur période d’accès aux fonctions de direction et leur rapport aux normes managériales.
Lois de 2002 et 2005
L'étude rappelle d'abord que la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale puis la loi handicap de 2005 ont contribué à installer de nouveaux outils de « gestion et de performance qui contrôlent, évaluent et régulent directement l’activité de ce secteur » et ont ainsi transformé « l’activité concrète du personnel d’encadrement et de celles et ceux qui dirigent les établissements ».

