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Article13 octobre 2026
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Département du Val-de-Marne : une plainte pour "harcèlement moral institutionnel"

Enregistrée le 22 septembre au pôle social du parquet de Paris, la plainte d’une intersyndicale du conseil départemental du Val-de-Marne dénonce les effets de réorganisations successives sur les conditions de travail des agents, notamment des travailleurs sociaux, et sur le service rendu aux usagers.

Le conseil départemental du Val-de-Marne emploie quelque 7 500 agents, parmi lesquels de nombreux travailleurs sociaux. C'est « au nom des 7 500 agents » de la collectivité que l'intersyndicale (CGT CD 94, Ugict-CGT, FSU-SNUTER 94 et CFDT Interco du Val-de-Marne) dit avoir déposé plainte.

Les mots employés pour la justifier sont très forts : « C’est dans ces conditions que l'intersyndicale, après avoir épuisé l'ensemble des voies internes et administratives, dépose plainte pour harcèlement moral institutionnel, obstacle aux signalements, abus d’autorité et discrimination par personne dépositaire de l'autorité publique, et porte à la connaissance du procureur de la République (...), des faits d'homicide involontaire et de mise en danger de la vie d’autrui dont la répétition est, à ce jour, à craindre ».

La plainte, enregistrée le 22 septembre au pôle social du parquet de Paris – et depuis, transférée au parquet de Créteil – vise sept personnes, dont le président du conseil départemental, Olivier Capitanio (Les Républicains), le vice-président chargé des ressources humaines et des affaires juridiques, ainsi que des directeurs généraux et des directrices générales.

Une dégradation des conditions de travail

L'intersyndicale dénonce des techniques managériales qui auraient conduit à des situations de souffrance au travail. Elle évoque trois suicides d'agents survenus en 2025 et 2026, ainsi qu'une tentative de suicide.