Avec une liste d’attente aussi longue que sa file active, le Ditep géré par l’Asei à Montauban est le seul dispositif du département. Accidents du travail, situations complexes, carences des partenaires, difficulté à porter la voix du secteur : les conséquences sont multiples. Les équipes espèrent retrouver un peu de souffle avec l’arrivée prochaine d’un nouvel établissement.
Cinquième plus petit département de France métropolitaine par sa superficie, le Tarn-et-Garonne est également peu dense (22e département le moins peuplé), peu riche (20e département dont le niveau de vie médian est le plus faible) et compte une proportion de mineurs supérieure à la moyenne nationale.
Autre caractéristique : il figure parmi les territoires – avec la Haute-Saône, la Mayenne, le Territoire de Belfort et plusieurs départements du Centre-Val de Loire – à ne disposer que d’un seul Ditep (dispositif institut thérapeutique, éducatif et pédagogique).
Les conséquences sont nombreuses, à commencer par une liste d’attente à rallonge : jusqu’à trois ans et demi pour bénéficier d’un accompagnement.
« La liste d’attente s’élève à plus de 90 jeunes, soit autant que notre agrément de 91 places, décrit Alexandre Lefebvre, directeur adjoint du secteur 12-20 ans du Ditep Les Albarèdes. Comment fait-on ? Eh bien on ne fait pas, on n’absorbe pas : cela veut dire que les partenaires attendent beaucoup de nous, les familles et les enfants aussi car ils n’ont pas d’ailleurs possible ».

