En quelques années, l’institut d’éducation motrice (IEM) d’APF France handicap situé dans le village d’Etueffont (90) s’est transformé en un dispositif ouvert sur l’extérieur implanté à Belfort. Objectif : répondre au projet du jeune en lui permettant de vivre dans le milieu ordinaire. Muriel Schnell, sa directrice, a raconté cette mutation lors des universités d’été de l’Anap (Agence nationale d'appui à la preformance) le 6 septembre. Retour d’expérience.
À quoi ressemblait l'IEM il y a 10 ans ?
Muriel SchnellCréé en 1948 à Etueffont, près de Belfort, l’IEM était logé dans une vieille maison de maître en milieu rural et accueillait au départ des jeunes filles. Au fil des années, la structure s’est agrandie pour accueillir 90 jeunes en situation de handicap moteur avec ou sans troubles associés de 15 à 25 ans en internat. Replié sur lui-même, l’établissement représentait une sécurité pour ces jeunes qui pouvaient y apprendre un métier dans la comptabilité, le secrétariat ou le secteur industriel par des enseignants payés par la caisse primaire d’assurance maladie.
Quel a été le point de départ de sa transformation ?
MSEn 2010, l’établissement s’est un peu ouvert avec la création d’un service d’éducation spécialisée et de soins à domicile (Sessad) situé à Belfort. Un an plus tard, l’agence régionale de santé (ARS) a enjoint la direction de l’époque à se transformer pour répondre aux exigences de la loi "handicap" de 2005 en matière d’inclusion et de respect du projet de vie des jeunes, sans quoi elle menaçait de fermer l’établissement. Ce fut un coup de massue pour les équipes qui travaillaient depuis des années sur le site. Nous avons alors engagé un travail de longue haleine pour externaliser 70 jeunes dans les écoles et centres de formation de la région et déménager à Belfort.
Qu’en est-il aujourd’hui ?

