Réunis à Nancy les 4 et 5 décembre pour les Assises nationales des établissements publics de la protection de l’enfance organisées par le Gepso, 500 professionnels ont débattu de l’autodétermination des enfants, dans un contexte de fortes tensions et d’attentes pressantes autour du projet de loi de refondation de la protection de l’enfance.
« Vive les contraintes et le manque de moyens ! » Prononcée devant 500 professionnels exerçant en protection de l’enfance, la formule pourrait paraître provocatrice.
Annick Trépanier, conférencière et formatrice d’origine québécoise, a en tout cas le mérite de capter l’attention de l’auditoire réuni pour cette deuxième journée des Assises nationales des établissements publics de la protection de l’enfance, organisées par le Groupe national des établissements publics de la protection de l'enfance (Gepso), le 5 décembre à Nancy.
« Chaque grande crise est accélératrice de transformations. Les contraintes nous poussent à changer. Que l’on veuille ou non, on va changer. Ne pas agir n’est pas une option », explique l’autrice de Diriger avec courage, manager avec cœur , qui a commencé sa carrière comme éducatrice spécialisée.
Courage et audace
Mais le changement suppose du courage et de l’audace. « Osez ! Donnez-vous le droit de faire des erreurs ! », répète Annick Trépanier qui a bien conscience que le changement suscite généralement la peur.
« C’est normal d’avoir peur quand on sort de sa zone de confort. La peur est à la fois un frein, mais aussi le moteur du courage. Dans nos environnements professionnels, on ne dit pas que l’on a peur, que l’on doute. »

