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Article28 janvier 2026
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Contrat d'engagement jeune : un suivi porté par "le lien de confiance" avec son conseiller

Un rapport de recherche analyse la mise en œuvre du contrat d’engagement jeune (CEJ) par les différents opérateurs (France travail, missions locales, associations). Il montre comment les conseillers adaptent leurs accompagnements en fonction d’objectifs chiffrés mais aussi de la relation nouée avec les jeunes.

Près de quatre ans après la mise en place du contrat d’engagement jeune, la Dares – le service statistique du ministère du Travail – publie quatre rapports de recherche qu'elle a financés sur ce dispositif en faveur de l’emploi des jeunes.

L’un d’eux présente les conclusions d’une enquête de terrain réalisée auprès de professionnels des trois institutions amenées à mettre en place le CEJ, à savoir France travail, les missions locales et les associations chargées du dispositif CEJ - jeunes en rupture. L'objectif des chercheurs était de comprendre comment ces trois opérateurs se positionnent par rapport à ce public et ce qui se joue dans les face-à-face entre les conseillers et les jeunes.

Rappelons que le CEJ se traduit par un accompagnement intensif vers un emploi, un contrat en apprentissage, une formation ou un parcours d’insertion. Ses bénéficiaires peuvent percevoir une allocation dont le versement est conditionné à la réalisation de 15 à 20 heures d'activité par semaine.

« Segmentation des opérateurs »

L’analyse de la façon dont les institutions sélectionnent les jeunes montre une « une segmentation entre les opérateurs » dans la prise en charge du CEJ : France travail s’occupe de ceux qui sont les plus proches de l’emploi, les missions locales des jeunes ayant d’importantes difficultés socio-économiques et les associations de ceux perçus « comme encore moins insérables ».