Pour bénéficier de l'allocation du contrat d'engagement jeune (CEJ), les jeunes doivent réaliser entre 15 à 20 heures d'activité par semaine. Une contrepartie qui transforme profondément les missions des conseillers et leur relation avec les intéressés, selon une étude du Céreq.
Lancé en 2022 en remplacement de la garantie jeunes, le contrat d'engagement jeune (CEJ) s'adresse aux jeunes de 16-25 ans sans emploi, ni formation.
Ses bénéficiaires peuvent percevoir une allocation d'un montant maximal de 562 € par mois. Son versement est conditionné à la réalisation de 15 à 20 heures d'activités par semaine.
Le Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq) a analysé les effets de cette contrepartie horaire sur les jeunes et les conseillers des missions locales et de France Travail.
Son verdict : cette règle des 15 à 20 heures d'activité hebdomadaire a des « effets ambivalents ». Il note que cette obligation chiffrée « contribue en définitive à transformer profondément les missions des conseillères* et leur relation avec les jeunes ».
Un éclairage intéressant dans la mesure où cette condition de 15 heures d'activité a été étendue aux allocataires du revenu de solidarité active (RSA) et aux demandeurs d'emploi par la loi pour le plein emploi du 18 décembre 2023, ce « sans travaux d’évaluation publics sur son application dans le cadre du CEJ », note le Céreq.

