Pour conclure son 36e congrès, l'Uniopss a, par la voix de son président Daniel Goldberg, souhaité mobiliser l'ensemble du tissu associatif pour réagir à l'abandon des pouvoirs publics. La réhabilitation du rôle irremplaçable des associations passe, selon lui, par la valorisation du modèle non lucratif porté par l'économie sociale et solidaire.
« Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. » Pour conclure son intervention très offensive, Daniel Goldberg a cité Paul Éluard, poète de l'espoir, avant d'ajouter, en se réclamant d'une « France ouverte, active, battante et enthousiaste » : « Soyons, comme nous savons toujours l’être, mobilisés, car c’est notre nature, et déterminés, car c’est notre raison d’être. »
Sujets qui fâchent et lignes rouges
Ce congrès, organisé à Paris les 31 mars et 1er avril, a constamment oscillé entre la dénonciation d'une situation qui ne fait qu'empirer au risque de tout emporter et la volonté de réenchanter les solidarités. Le discours du président de l'Uniopss a illustré cette tension. Côté dénonciation, l'ancien député n'a pas manqué d'aligner les sujets qui fâchent et les lignes rouges, selon lui largement franchies.
« Dans les mois qui viennent, a relevé Daniel Goldberg, il semble que le gouvernement veuille rattraper en six mois, ce qui n'a pas été fait en cinq ans. » Avant d'avertir : « l'Uniopss a épuisé sa dose de patience et de retenue habituelles. »

