À l’occasion de ses 20 ans, l’IME Cognacq-Jay a organisé, le 15 septembre, une conférence consacrée à la communication alternative et améliorée (CAA), que la structure déploie auprès des adolescents qu’elle accueille, des professionnels et, désormais, des familles. Car communiquer est le fondement de l’autodétermination.
Cette année, l’institut médico-éducatif (IME) Cognacq-Jay à Paris, qui accueille et accompagne des adolescents autistes, fête sa vingtième année. « 20 ans, c’est l’âge de tous les possibles, celui où l’on construit son avenir, où l’on affirme ses choix et où l’on prend sa place dans la société », rappelle Jean-Luc Fidel, directeur général de la Fondation Cognacq-Jay.
CAA, condition pour l’autodétermination
Pour l’IME, cet avenir résonne aujourd’hui avec deux notions : autodétermination et communication alternative et améliorée (CAA), qui désigne l’ensemble des outils, méthodes et stratégies permettant aux personnes qui ne parlent pas, ou qui ont des difficultés à s’exprimer oralement, de communiquer avec leur entourage.
Ces enjeux sont particulièrement prégnants aujourd’hui dans les structures médico-sociales, ce qui explique le choix de la thématique de la conférence anniversaire : « Comment la CAA devient-elle un levier de l’autodétermination ? »
Pour les intervenants, le lien entre les deux principes est évident. « Communiquer est un droit fondamental : c’est exprimer un oui ou un non, demander, choisir, refuser, être compris, comprendre les autres, exprimer ses douleurs, ses préférences, faire des choix, etc. En cela, la CAA permet de créer les conditions pour l’autodétermination », souligne Jean-Luc Fidel.

