La crise climatique amplifie les inégalités sociales et place le travail social au cœur de la transition écologique. Si des initiatives existent, les professionnels peinent encore à s’emparer pleinement du sujet de la transition écologique juste.
Le 19 février, le Cédias-Musée social, en partenariat avec le Labo de l’ESS, a organisé à Paris une journée d'études consacrée aux liens entre travail social et écologie. Car justice sociale et justice environnementale sont intimement liées.
Les plus précaires sont à la fois les plus exposés aux dégradations environnementales… et les plus sobres dans leurs modes de vie. « Souvent on vit dans des quartiers où l'air et les sols sont pollués, près des routes, on a des problèmes de mobilité, on manque d’espaces verts », énumère Fatiha Ayad, militante ATD Quart monde.
Alors que « c e n’est pas nous, les pauvres, qui polluons. On est les premiers écolos. On vit dans la sobriété, on récupère des meubles, on participe à des jardins ouvriers partagés, on s’habille avec de la seconde main ».
Néanmoins, elle ne voit pas les travailleurs sociaux investir la question. « Quand je demande de l’aide pour payer ma facture de chauffage. On me dit que je dépense trop. Pas que je vis dans une passoire thermique », relève-t-elle.
Enjeux socio-environnementaux
Pourtant, les questions socio-environnementales percutent déjà les pratiques professionnelles.

