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Brève25 mars 2021
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Cese : une ouverture au social jugée insuffisante

Depuis le Grand débat national, la majorité présidentielle a le projet de transformer le Conseil économique, social et environnemental (Cese) en une Chambre de la société civile. En attendant cette éventuelle transformation, une loi organique du 15 janvier 2021, mise en œuvre par un décret du 24 mars, apporte des modifications de taille dans la composition du Cese, avec la suppression des personnalités qualifiées désignées par le gouvernement.

Le nombre de conseillers est ramené de 233 à 175, ce qui conduit à baisser les effectifs du monde économique. Les deux syndicats dominants, la CFDT et la CGT, réduisent ainsi leur contingent de 18 à 14 membres. À noter que l'Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (Udes) se voit attribuer un siège.

Du côté des acteurs de la cohésion sociale, le collectif Alerte, le collectif Handicaps, le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), la Compagnie des aidants, la Cnape et la Croix-Rouge auront chacun un siège. Une première, jugée toutefois largement insuffisante par le collectif Alerte qui explique : « Parmi les 175 nouveaux sièges prévus, seuls deux [Alerte et Croix-Rouge] sont dédiés aux représentants du secteur de la pauvreté, hébergement d’urgence, lutte contre l’exclusion, accueil des demandeurs d’asile et droit des étrangers. »

Cette sous-représentation est d'autant plus problématique pour le collectif que la crise sanitaire « aura des répercussions sur les années à venir, engendrant une hausse toujours plus forte de la pauvreté parmi nos concitoyens. »

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