Assistante sociale depuis 2009, passée par l’hôpital, la psychiatrie et le champ du handicap, Céline Lembert s’est engagée dès ses débuts à l’Association nationale des assistants de service social (Anas). Devenue présidente de l’association en juin dernier, elle entend poursuivre son engagement en faveur de la défense des valeurs du travail social.
Elle nous accueille en tout début d’après-midi, à l’heure où elle aurait pu s'accorder une micro-sieste avant un week-end studieux. Ce vendredi 18 septembre, Céline Lembert a pris le train à 5 heures du matin pour traverser la France depuis son village de montagne du Béarn et rejoindre les locaux parisiens de l’Association nationale des assistants de service social (Anas) qu’elle préside depuis juin dernier.
Au programme : le conseil d’administration de l’association qui durera une partie du week-end et un rendez-vous avec la présidente de la Fédération internationale des travailleurs sociaux (IFSW) de passage à Paris.
Dans un coin d’une des pièces de ce vaste appartement avec parquet, moulures et cheminées qui abrite l’association, on aperçoit une valise et un matelas pneumatique roulé en boule. Car c’est ici, au milieu d’étagères remplies de revues et de livres, que dormiront certains membres de l’Anas, venus des quatre coins de la France. « On a parfois des débats jusque tard dans la nuit », sourit la quadragénaire.
Famille d'agriculteurs
C’est avec un débit rapide qu’elle raconte être née dans une famille d'agriculteurs de Charente-Maritime où les mercredis, samedis et vacances scolaires étaient consacrés au travail dans l’exploitation viticole.
Seule de sa famille à avoir effectué des études supérieures, elle décroche une maîtrise de sociologie à Bordeaux. Très tôt, « je m’interrogeai sur la place des individus dans la société, le vivre-ensemble, je souhaitais comprendre les reproductions sociales », raconte-t-elle.

