Dans notre série "Paye ta vocation !", des travailleurs sociaux détaillent leur fiche de paie, leur parcours et les arbitrages au quotidien. Cécile, 48 ans, travaillait comme accompagnante éducative et sociale (AES) avant de se retrouver au chômage. Sans diplôme d'AES mais forte de plusieurs expériences auprès d'enfants, elle percevait 1 600 € net par mois.
Cécile* gagnait « environ 1 600 € net » par mois (prime Ségur incluse) comme accompagnante éducative et sociale (AES) en Gironde. Depuis janvier 2023, elle exerçait dans une maison d’enfants médico-sociale (Mems) accueillant dix enfants de 6 à 15 ans, tous atteints d'autisme sévères et non verbaux, placés en protection de l'enfance. « C’est un travail très exigeant, physiquement et émotionnellement », décrit-elle.
Faisant fonction d'AES
Titulaire d'un BEP services à la personne, du Bafa et d'un diplôme en programmation neurolinguistique (PNL), elle ne possède pas le diplôme d'État d'accompagnant éducatif et social (DEAES).
Le 1er octobre 2025, elle a été licenciée pour inaptitude, après une dégradation de ses conditions de travail (départ de son chef de service, ambiance devenue insupportable…). Ses 1 100 € d'allocation chômage ne couvrent plus ses 1 000 € de charges mensuelles.
« A ujourd'hui, c'est catastrophique, lance Cécile, Je suis à découvert tous les mois. Là, je suis à moins 730 €. » Elle n’a aucune épargne. « J’ai payé des réparations avec mes indemnités de licenciement. Aujourd’hui, ce ne serait plus possible. »
Loyer, transport, lycée privé
« Ce mois-ci** , France travail n'a pas pris en compte un élément de mon dossier : j'ai touché mes allocations avec six jours de retard. Aucun prélèvement n'est passé : ni loyer, ni factures, rien. »

