Troubles du neurodéveloppement (TND) et psychotraumatismes mettent à l'épreuve les professionnels de la protection de l’enfance. Réunis le 4 juin à Paris à l'occasion de la journée de réflexion annuelle de la Cnape, experts et acteurs de terrain ont partagé leurs constats et mis en lumière des réponses innovantes pour mieux accompagner ces enfants à double vulnérabilité.
Près de 40 % des enfants dans le champ de la protection de l'enfance pourraient être concernés par un trouble du neurodéveloppement (TND), a rappelé Étienne Pot, le délégué interministériel à la stratégie nationale pour les TND, en introduction du colloque de la Convention nationale des associations de protection de l’enfant (Cnape), le 4 juin à Paris.
Attention, « il n'y a pas d'envolée de ces troubles, leur prévalence est stable. » Le défi aujourd’hui, selon lui, « la double vulnérabilité, qui est accueillie aussi bien à la protection de l'enfance que dans les établissements accueillant des enfants en situation de handicap, ce qui [met surtout en lumière] les inégalités territoriales dans l'implantation de l'offre » et challenge la « capacité [des professionnels] à réinterroger les parcours des enfants ».
TND et/ou psychotraumatisme ? « Les remontées de terrain de nos adhérents témoignent qu’une grande partie des situations mettant en difficulté les professionnels relèvent de ce qu’on a longtemps considéré comme un cumul de fragilités », explique Pauline de la Losa, responsable handicap de la Cnape.

