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Interview18 novembre 2022
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Avec la pénurie de personnel, "les structures pourraient avoir des difficultés à investir les enjeux de qualité"

Alors qu'elle quitte son poste de directrice de la qualité et de l’accompagnement social et médico-social (Diqasm) à la Haute autorité de santé (HAS), Véronique Ghadi revient sur son principal chantier, la réforme de l’évaluation des établissements et services. Pour elle, les acteurs du secteur ont aujourd'hui "un intérêt manifeste pour les questions liées à la qualité".

Après douze ans passés à la Haute autorité de santé (HAS), Véronique Ghadi s'apprête à rejoindre l'agence régionale de santé (ARS) Occitanie. En 2018, elle avait pris la tête de la direction de la qualité et de l'accompagnement social et médico-social (Diqasm), créée pour intégrer les missions de l'Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm) au sein de la HAS.

Lors de l'intégration de l'Anesm à la HAS, certains acteurs contestaient cette absorption. Comment s’est-elle mise en œuvre ?

Véronique GhadiNotre enjeu était d’établir un dialogue constructif avec les acteurs du social et du médico-social. Ce qui n’était pas simple car les règles de fonctionnement de la HAS étaient différentes de celles de l’Anesm. Pour construire ce dialogue tout en tenant compte de ce cadre, nous avons mis en place, en plus de la commission sociale et médico-sociale qui regroupe des professionnels et des personnes accompagnées, un comité de concertation dans lequel siègent les acteurs qui étaient auparavant à l’Anesm.

Pour le constituer, nous avons ouvert la porte à toutes les demandes dès lors qu’elles étaient fondées, et ce comité permet aujourd’hui d’avoir un contact direct avec les acteurs du secteur.

C’est au sein de ces instances, et au fur et à mesure de nos travaux, que nous avons construit la confiance. Globalement, aujourd’hui, le dialogue est établi et la légitimité de la HAS n’est plus remise en question

Les réticences de certains acteurs qui craignaient de voir les spécificités du secteur noyées dans le tout sanitaire ont donc disparu ?