Les Assises du Cnaemo, qui se sont déroulées à Marseille du 1er au 3 avril, avaient pour thème l’exploitation sexuelle des mineurs. Face à un phénomène complexe qui laisse souvent les travailleurs sociaux démunis, l’objectif était d’apporter des éclairages juridiques, médico-psychologiques ou sociologiques, tout en proposant des outils concrets aux professionnels.
Elles sont venues à six du Morbihan pour assister au colloque du Carrefour national de l’action éducative en milieu ouvert (Cnaemo), consacré à la prostitution des mineurs. « On est touché par ce phénomène depuis quelques années, ça s’amplifie, et on a l’impression de ne pas avoir toutes les clés de compréhension pour accompagner les jeunes », observe Marion Le Guillou, directrice de l’association Sauvegarde 56, qui a participé avec cinq de ses collègues aux trois jours de discussions et réflexions.
Demande des professionnels
Elles travaillent toutes au sein du pôle « protection de l’enfance » de l’association. « On était en demande sur la question du rapport au numérique, sur le volet juridique, notamment pour le recueil de plainte ou les signalements, mais aussi sur la manière d’aborder le sujet avec les jeunes », poursuit-elle. Au terme d’un colloque « riche et subtil », elle s’estime mieux armée pour affronter cette problématique difficile, notamment grâce à la présentation d’« outils qui peuvent être mobilisés directement dans les entretiens avec les jeunes ». « On repart avec plein d’idées et des projets en tête ! », se réjouit la directrice.
Dépasser les constats
C’était l’une des ambitions du cru 2026 des Assises du Cnaemo : parvenir à dépasser le constat, forcément plombant, de l’exploitation sexuelle des mineurs qui gagne du terrain en France, pour « outiller » les professionnels de la protection de l’enfance présents.

