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Article13 mai 2022
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Astéréotypie, du post-punk qui désinstitutionnalise

Le groupe se fait remarquer pour un nouvel album détonnant, "Aucun mec ne ressemble à Brad Pitt dans la Drôme", mais aussi pour une particularité : il est né d’ateliers d’écriture dans un institut médico-éducatif (IME) pour autistes. Rencontre.

Avec son portrait à cravate, sur fond de terroir à ciel bleu, l’affiche aurait tous les codes des campagnes présidentielles, si elle ne comportait ce slogan bizarre : « La France en mode pacha avec Stanislas. Stanislaspresident.fr. »

Il est vrai que ledit Stanislas n’était pas candidat à l’Élysée le 10 avril dernier : son auguste buste ne sert qu’à promouvoir le dernier album de son collectif, Astéréotypie. Pour autant la consécration se précise, pour ce groupe se revendiquant d’un « post-punk énergique tirant parfois sur le garage-rock ou le noisy »

De France inter à Franceinfo

La sortie de son troisième album, le 29 avril, lui a déjà valu une couverture médiatique flatteuse, de France Inter à Franceinfo. Et après un concert déchaîné le 5 mai à Paris, en première partie du groupe électro-punk Infecticide, les voilà invités le 20 mai à la fête d’anniversaire de la Gaîté Lyrique, un centre culturel pointu de la capitale.

Le groupe captive, manifestement, avec ses longs textes déclamés, absurdes et poétiques. Et il fait bien rire. 

Vaches bretonnes bilingues

« Aucun mec ne ressemble à Brad Pitt dans la Drôme, mais Kévin, crétin de Secret story 3, oui - il paraît qu’il a coupé ses cheveux cet imbécile », attaque ainsi Claire Ottaway sur fond de guitares lancinantes, dans la chanson-titre du nouvel album.