Mal reconnues, isolées, les assistantes familiales sont à bout. Face à l'urgence, le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) a proposé 37 mesures pour renforcer leur statut. Delphine Depay, rapporteure et membre de la CGT, appelle à un sursaut du gouvernement.
Sous tension depuis des années, la profession d’assistante familiale* s’enfonce dans une crise profonde : manque de reconnaissance, isolement, conditions de travail dégradées… Face à cette situation, le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) a formulé, dans un rapport de mars 2025, 37 recommandations pour renforcer le statut des assistants familiaux et maternels. Delphine Depay, rapporteure et membre de la fédération CGT des services publics, nous explique pourquoi il est urgent d'agir.
Près de 20 ans après un premier rapport du CSFPT sur le sujet, quels constats dressez-vous ?
Delphine DepayLes conditions de travail, d'emploi et de rémunération des assistantes familiales ont très peu évolué. Le constat est alarmant et l’ensemble des acteurs du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) ont souhaité formuler de nouvelles préconisations afin qu’elles soient portées au niveau politique et traduites dans la loi. Car faute d’attention pour la profession, la situation se délite et met en danger les enfants.
En quoi leur situation est-elle si alarmante ?