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Portrait23 avril 2026
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Assistante sociale à la Sécurité sociale, 2 566 € : "Mon salaire a augmenté moins vite que le Smic"

Dans notre nouvelle série "Paye ta vocation !", des travailleurs sociaux détaillent leur fiche de paie, leur parcours et les arbitrages du quotidien. Laurine, 53 ans, est assistante sociale dans une Carsat en Provence-Alpes-Côtes d’Azur depuis 18 ans. Elle gagne 2 566 € net, sans bénéficier de la prime Ségur.

2 199 euros sonnants et trébuchants, c’est ce que touche chaque mois Laurine*, qui est assistante sociale à la Caisse d'assurance retraite et de santé au travail (Carsat). La quinquagénaire atteint 2 566 € par mois sur l’année grâce aux 14 mois de la convention collective nationale de l’Ucanss qui s’applique dans les caisses de Sécurité sociale.

Pour autant, elle ne bénéficie pas de la prime Ségur (183 € net par mois), qui a pourtant été largement étendue ces dernières années. « Ne me demandez pas pourquoi, mais tous les travailleurs sociaux la touchent maintenant, sauf ceux de la Sécurité sociale  », s’indigne Laurine, qui a commencé sa carrière en Carsat en 2002. « À l’époque, les assistantes sociales de la Sécu étaient vraiment les reines du pétrole ! »

Un métier qui a du sens

Laurine a rencontré sa vocation dans les années 90. Elle a pourtant commencé comme professeure de maths et physique-chimie dans un centre de formation pour apprentis. « Je faisais déjà du social auprès des jeunes que j’accompagnais dans leur parcours d’insertion et dans l’acquisition de leurs droits », raconte-t-elle.

Alors elle décide de passer le diplôme d’assistante sociale qu’elle obtient en 2002 à l’Institut méditerranéen de formation, de recherche et d’intervention sociale (IMF RIS) de Marseille. « Je suis un vrai bébé Carsat ! », s’exclame Laurine, qui comptabilise plus de 18 ans de carrière dans la même caisse.

Parce que pour elle, ce métier a du sens. « Il est très important qu’une personne qui tombe malade puisse être accompagnée, dans le maquis administratif pour faire valoir ses droits, mais aussi pour rebondir professionnellement, sans oublier de sécuriser son parcours de santé », souligne l’assistante sociale.