Le 15 janvier, la Cnaf annonçait la "transparence" de son nouveau modèle algorithmique de contrôle des bénéficiaires d’allocations sociales, et revendiquait la mise en place de "garanties éthiques". Le 20 janvier, une coalition regroupant associations, ONG et syndicats a réaffirmé son caractère "discriminatoire".
Deux communications s'entrechoquent, autour du nouvel algorithme de contrôle présenté le 15 janvier par la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf). Cette dernière revendique une « démarche fondée sur la transparence, l’éthique et la responsabilité ». En face, une coalition d’organisations, dont la Quadrature du net (1), l’Association nationale des assistants de service social (Anas), ou des associations d’usagers de la CAF, qui avaient déjà porté un recours devant le Conseil d’État en octobre 2024 contre le précédent algorithme, continuent de dénoncer le ciblage des populations les plus vulnérables par les critères du nouvel outil de l’institution.
Cet outil statistique est basé sur un « score de suspicion », attribué automatiquement à chaque allocataire, et déclenche ensuite des contrôles des bénéficiaires les plus susceptibles d’avoir commis des erreurs dans leurs déclarations. Les données personnelles de plus de 32 millions de personnes sont ainsi analysées, et 13,8 millions de scores sont calculés par ce biais.
Une meilleure transparence
Un algorithme qui a changé depuis janvier 2026, annonce donc la Cnaf. L’institution publique met en avant un « souci de transparence » sur son fonctionnement, et déclare que « le code source est pour la première fois accessible en ligne ».
Une réponse, en creux, à l’une des accusations formulées il y a plus d’un an par les organisations de la coalition, qui s’étaient vu refuser l’accès à ce code jusqu’à ce que la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) oblige la Cnaf à le leur communiquer. Aujourd’hui elles soulignent l’avancée en termes de transparence.

