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Albatros : un centre éducatif qui joue la carte de l’ouverture

Longs FormatsLaetitia DELHON30 juillet 2020

Près de Toulouse, une structure rare, habilitée protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), accompagne des jeunes de 16 à 18 ans en alternative à l’incarcération. Ouverture, recherche de l’adhésion, remobilisation socio-professionnelle : l’équipe éducative dispose de quelques mois pour éviter la récidive et parvenir à l’insertion. [Ce reportage a été réalisé avant le confinement (1)]

Un corps de ferme typiquement toulousain, portail ouvert, le long d’une route passante de Cornebarrieu, près de Toulouse. Juste à l’entrée, la porte du bureau des éducateurs s’ouvre et se referme à toute heure.

Au mur, l’emploi du temps des jeunes accueillis s’affiche sur un grand tableau blanc. Certaines cases sont bien remplies, d’autres vides. Chacun son rythme.

Le centre éducatif expérimental Albatros occupe un corps de ferme typiquement toulousain, à Cornabarrieu.Claire Burgain/SapienSapienS pour Le Media social

Le centre éducatif expérimental emprunte son nom au « voyageur ailé » de Baudelaire, l’albatros, incompris des siens, en proie à l’exil et la solitude, entre deux mondes.

Un écho à la situation des jeunes accompagnés ici, entre sortie de délinquance et réinsertion, solitude de l’exil et intégration en France, entre enfance et âge adulte, tumulte intérieur et horizon de l’apaisement.

Des garçons de 16 à 18 ans

Créé en 2004 par l’association éponyme, il a été repris en 2014 par Ades-Europe qui gère plusieurs établissements en Occitanie, de la maison d’enfants à caractère social (Mecs) jusqu’au centre éducatif renforcé (CER). Dès l’origine, ce centre habilité par la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) a pour vocation d’accueillir des garçons de 16 à 18 ans en alternative à l’incarcération.

À l’origine, un esprit « militaire »

Au départ toutefois, il est fondé dans un esprit « un peu militaire, à l’image de l’Epide (NDLR : établissement pour l’insertion dans l’emploi) », raconte Anne Dufour, l’actuelle directrice.

Respect d’un règlement intérieur rigoureux, horaires imposés pour le réveil et les repas, accueil indifférencié. « Mais passer de la vie à la rue vers un fonctionnement collectif, pour des jeunes déscolarisés et sans repères, générait beaucoup de violence », décrit-elle.

Anne Dufour est la directrice du centre, géré depuis 2014 par Ades-Europe.Claire Burgain/SapienSapienS pour Le Media social

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