Temps partiel et horaires morcelés, pénibilité physique, forte charge émotionnelle… Une étude de la Drees sur des données de 2023 éclaire les conditions de travail difficiles des aides à domicile, qui se sentent utiles mais peinent à se projeter dans leur métier.
Les rapports et les statistiques en matière de sinistralité se succèdent et dressent un même constat : le métier d'aide à domicile est particulièrement éprouvant, ce qui n'est pas sans conséquence sur son manque d'attractivité.
Une étude de la Drees, publiée en octobre et portant principalement sur des données de 2023, dresse à son tour un portrait peu favorable des conditions de travail de ces professionnelles.
Un travail réduit mais envahissant
La situation des 466 000 aides à domicile (à 94 % des femmes) est marquée par un premier paradoxe : elles travaillent très souvent à temps partiel mais leur activité occupe une place importante dans leur quotidien.
Près des trois quarts (74 %) travaillent à temps partiel et 26 % à moins d’un mi-temps. Parmi celles à temps partiel, 32 % le sont faute d’avoir trouvé un emploi à temps complet. Au total, 20 % de la profession est en situation de sous-emploi.

