À l’occasion de la Journée nationale des aidants ce 6 octobre, retour sur deux récentes études de la Drees, qui mettent en lumière le besoin de répit des aidants et les liens entre l'intensité de l'aide apportée et leur état de santé physique et mentale.
Deux études publiées le 29 septembre par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) apportent de nouveaux éclairages sur la situation des aidants.
La première analyse le besoin de répit des 5,9 millions de personnes qui apportent une aide à la vie quotidienne à un proche vivant à domicile en 2022, et la seconde réalisée avec l’Institut des politiques publiques (IPP) compare l’état de santé des proches aidants dans plusieurs pays européens.
Besoins de répit
Premier constat : en 2022, 36 % des aidants à la vie quotidienne déclarent avoir besoin de moments de pause ou de répit, soit 2,1 millions de personnes. Ce besoin augmente avec l'intensité de l'aide apportée : il concerne 22 % des proches aidants qui y consacrent moins d’une heure par jour contre 65 % de ceux qui apportent au moins cinq heures ou plus d’aide par jour (soit 35 heures ou plus par semaine).
Parmi les aidants qui assurent des soins personnels (aider à manger, à boire, se laver ou s’habiller, gérer les médicaments…), 48 % expriment un besoin de répit, contre 23 % de ceux qui n'en réalisent pas. Cette proportion atteint 53 % lorsque s'ajoute un accompagnement à la mobilité (déplacement dans le domicile, lever et coucher, sortir du logement…).

