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Article14 septembre 2026
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Addictions : l’Igas alerte sur des parcours de soins "sous tension"

Dans un rapport publié le 2 septembre, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) estime que le dispositif français de prise en charge des addictions, pourtant "globalement cohérent", peine à répondre aux besoins croissants et plus complexes. L'Igas formule vingt recommandations.

Un « paradoxe central » : c'est le terme employé par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) pour résumer l'état du dispositif français de prise en charge des addictions en conclusion de son rapport intitulé « Addictions : améliorer les parcours de prise en charge », publié le 2 septembre.

D'un côté, une « organisation structurée et globalement cohérente » autour de la ville, de l’hôpital et du médico-social, conçue pour proposer « des parcours adaptés à la diversité des situations individuelles ». De l'autre, un système « sous tension » confronté à des besoins croissants et à des situations de plus en plus complexes (polyconsommations, progression de la cocaïne, addictions sans substance et comorbidités psychiatriques…).

L'Igas rappelle que les addictions représentent un « enjeu majeur de santé publique » à l’origine de plus de 115 000 décès évitables chaque année, principalement imputables au tabac et à l’alcool. Après avoir exposé les constats, le rapport présente une vingtaine de recommandations.

58 jours avant de rencontrer un soignant

Selon une enquête menée par l’Igas auprès des centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa), il faut en moyenne 38 jours entre le premier contact et le premier rendez-vous, puis encore 20 jours avant la rencontre avec un soignant. Soit 58 jours d’attente en moyenne, hors situations prioritaires.