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À Metz, un Ehpad transformé en unité Covid

Longs FormatsAurélie VION28 mai 2020

Confronté à une multiplication de cas de coronavirus et face à l’impossibilité de créer un secteur dédié au Covid-19, l’Ehpad Sainte-Marie à Metz a testé l’ensemble des résidents (et les professionnels) et transféré aussitôt les personnes non-porteuses sur un autre site. Retour d'expérience sur le terrain.

Le calme après la tempête. Même si ce n’est pas encore un retour à la normale, la vie reprend peu à peu ses droits à la résidence Sainte-Marie à Metz. En cet après-midi de la mi-mai, l’établissement, qui comprend 80 places d'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et 30 places d’unité de soins longue durée (USLD), rouvre ses portes aux familles.

Consignes de sécurité obligent, les visites ont lieu dans le sas d’entrée. Malgré les mesures de distanciation physique, l’émotion et la joie sont palpables pour ces retrouvailles tant attendues après plusieurs semaines de séparation.

Retrouvailles

Manon Louis, animatrice à la résidence Sainte-Marie, passe de chambre en chambre, pour distribuer le courrier, proposer des livres... Ici avec une résidente, Arlette Massinet.Mathieu Cugnot/Divergence pour Le Media social

Dans les étages, l’animatrice passe de chambre en chambre pour discuter avec les résidents : Manon Louis leur distribue le courrier, propose des livres, des mots fléchés ou des jeux autour de proverbes pour exercer leur mémoire… Elle retrouve des visages qu’elle n’avait pas vus durant près d’un mois.

Du 3 avril au 5 mai, la professionnelle et surtout 35 résidents ont quitté Sainte-Marie pour s’installer à 5 km de là, dans une aile de l’hôpital de Belle-Isle géré, tout comme cette résidence, par les Hôpitaux privés de Metz (HP Metz).

« Une fois le loup entré dans la bergerie... »

Tester massivement les résidents d’un Ehpad et les isoler dans deux établissements distincts pour limiter la propagation du virus : cette stratégie est pour le moins originale.

« La résidence Sainte-Marie a été touchée très tôt, dès la mi-mars, par le coronavirus. Nous connaissions alors peu de choses sur ce virus, beaucoup de résidents ne toussaient pas ou n’avaient de fièvre mais étaient porteurs. Une fois que le loup est entré dans la bergerie, il est très difficile de le faire sortir... », explique Stéphanie Changarnier, directrice du pôle médico-social des HP Metz.

Stéphanie Changarnier, directrice du pôle médico-social des HP Metz.Mathieu Cugnot/Divergence pour Le Media social
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