Au pouvoir depuis six mois, le nouvel exécutif de la Métropole de Lyon acte la fin du revenu de solidarité jeunes (RSJ), un dispositif unique en France mis en place par la précédente mandature. Une façon pour la droite de recentrer sa politique d’insertion sur l’emploi, au détriment des plus vulnérables.
C’était « l’une des plus grandes fiertés » de Bruno Bernard, ancien président écologiste de la Métropole de Lyon. Le revenu de solidarité jeunes (RSJ), allocation destinée aux jeunes de 18 à 24 ans sous le seuil de pauvreté, prendra fin au 31 octobre 2026.
La décision, votée lors du conseil métropolitain de lundi 28 septembre, constitue l’une des premières mesures phares prises par la nouvelle majorité de droite en matière sociale. « Nous n’avons pas été élus pour suivre de façon similaire la politique de nos prédécesseurs et nous assumons de faire des choix différents », insiste Véronique Sarselli, présidente LR de la Métropole de Lyon.
Jusquà 420 euros par mois
Mis en place en 2021, le RSJ prévoit le versement d’une aide financière de 420 euros par mois pour les jeunes n’ayant aucune ressource d’activité, et de 315 euros pour ceux dont les ressources d'activité sont inférieures à 400 euros par mois.

