Voilà déjà plus d’un mois que le projet de réforme des retraites du gouvernement bute, notamment, sur une question de financement. Faut-il instaurer un « âge pivot » à 64 ans pour inciter à travailler, et cotiser, plus longtemps ? Quelle que soit la réponse finalement apportée, le paiement des retraites n’est certes pas une mince affaire en France. Quasiment la moitié des prestations sociales, dans ce pays, couvre les risques de vieillesse et de survie – à travers les pensions, principalement, mais aussi l’allocation personnalisée d’autonomie, notamment.
Mais un tel effort pour les personnes âgées se distingue-t-il, au fond, des choix de nos voisins de l’Union européenne ? Le Media social a décortiqué les données d’Eurostat, la direction statistique de la Commission européenne. Résultat ? En proportion, du moins, le pays s’avère être exactement à la moyenne de l’Union des 28…
Mais la surprise est aussi de constater un large dégradé d’efforts, de la Grèce jusqu’à l’Irlande, et plus globalement, du sud au nord de l’Europe. Car ce sont bien deux protections sociales qui se dessinent alors : tandis que la vieillesse et la survie sont les premières priorités autour de la Méditerranée, la maladie et l’invalidité peuvent l’emporter de l’Atlantique à la Baltique… Deux cartes d’Europe inattendues, à découvrir dans notre rubrique « 2 min pour comprendre ».

