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Article06 mai 2021
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Violences subies dans l'enfance : quel impact lors de l'entrée dans l'âge adulte ?

Les violences subies pendant l'enfance, dans la sphère familiale, ont un impact sur certaines étapes du passage vers l'âge adulte, comme le départ du domicile familial. Elles ont moins d'effet en revanche sur la poursuite des études, constate la doctorante Amélie Charruault.

Dans quelle mesure les violences subies avant l’âge de 18 ans dans la famille et l'entourage laissent-elles une empreinte lors du passage vers l’âge adulte ? Amélie Charruault, doctorante en démographie et chercheuse, s'est attelée à cette question dans son étude sur « l'empreinte des violences familiales sur l'entrée dans la vie adulte des jeunes », financée par l'Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep). Lequel organisait le 6 mai, en partenariat avec l'Institut national d’études démographiques (Ined), une webconférence au cours de laquelle le rapport a été présenté.

5 000 jeunes de 20 à 34 ans

L'étude, réalisée à partir de l'enquête statistique en population générale Violences et rapport de genre (Virage) de 2015, porte sur un échantillon de 5 549 jeunes âgés de 20 à 34 ans (2 603 hommes et 2 946 femmes).

L’analyse reprend les cinq étapes phares constitutives du passage à l’âge adulte : la sortie du système scolaire, la première entrée dans la vie professionnelle, le premier départ de la famille, le premier rapport sexuel et l'arrivée du premier enfant. 

18 % de femmes déclarent des violences

Tout d'abord, le rapport établit un panorama quantitatif des situations de violences subies au cours de l’enfance et de l’adolescence. Ainsi, 18,1 % des femmes et 15,4 % des hommes ont révélé avoir subi au moins une violence psychologique, physique ou sexuelle ayant débuté avant l’âge de 18 ans dans le cercle familial et proche.

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