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Reportage31 juillet 2020
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Vacances pour tous : envers et contre tout, le pari des Petits frères

Le coronavirus aurait pu les décourager : et bien non, les Petits frères des pauvres ont maintenu leurs séjour d'été en les adaptant aux contraintes sanitaires. La preuve à Cabourg, en Normandie, pour dix jours de vacances. Rencontre avec des participants emballés.

Voilà le programme de ce séjour, concocté avec tous les participants. Photos : Noël Bouttier

Sur le papier, ce n'était pas évident. Fallait-il maintenir ces vacances collectives organisées depuis des lustres dans une dizaine de lieux partout en France appartenant aux Petits frères des pauvres ? Le pari a été fait de ne pas interrompre cette belle habitude qui, en temps normal, profite à plus de 1 500 personnes. Il fallait continuer à partir en vacances, ne serait-ce que parce que les deux mois de confinement ont fait des dégâts psychologiques chez moult personnes âgées accompagnées. Alors, on a réduit de moitié l'effectif des groupes partant en vacances (à Cabourg, c'est une dizaine de personnes, accompagnatrices et accompagnées réunies, au lieu d'une vingtaine). Et on a multiplié les précautions sanitaires. Pour autant, les grands principes de ces vacances (en partie) autogérées ont été préservés.

Nous avons décidé de passer une journée au milieu du séjour avec les vacanciers de Cabourg (Calvados) lors du week-end du 14 juillet. Nous avons pris le temps de discuter avec (presque) tout le monde pour comprendre les motivations diverses des uns et des autres. Voilà donc ce kaléidoscope humain.

Sophie, la maîtresse des lieux

Sophie dirige depuis trois ans Le Grand balcon, en accord avec le slogan « Les fleurs avant le pain » 

À Cabourg, comme dans les autres lieux (répartis dans presque toutes les régions), le centre de vacances Le Grand balcon est géré par un(e) salarié(e) des Petits frères des pauvres. « Je suis ici depuis trois ans », explique Sophie Leprieur qui a déjà un long parcours dans l'associatif (à l'Armée du salut notamment) y compris à l'étranger (Maroc). Elle explique les origines de cette maison qui comprend vingt chambres dont cinq doubles. Une histoire déjà longue. « Ce lieu, un ancien hôtel a été choisi par Armand Marquiset, le fondateur des Petits frères (1) dans les années 50. Pendant longtemps, le lieu était très fermé sur lui-même, ignorant la vie de Cabourg. Maintenant, il est très ouvert à tout l'environnement. » En juillet y était ainsi organisée une exposition de peintures autour de l'œuvre de Marcel Proust qui était un habitué de Cabourg et son Grand hôtel.

Ce lieu n'est pas simplement ouvert aux séjours des Petits frères mais aussi tout au long de l'année à d'autres groupes associatifs partageant les valeurs de solidarité (et bénéficiant d'un tarif de faveur). Pour les vacanciers issus des Petits frères, les vacances coûtent un prix défiant toute concurrence : 11 euros par jour. Avec s'il vous plaît, les services d'un chef cuistot.

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