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Article30 septembre 2020
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Après le Ségur de la santé, "l'iniquité salariale inquiète" jusque dans le public

Puisque les augmentations de salaires sont réservées, jusqu'ici, aux Ehpad et aux hôpitaux, les établissements publics sociaux et médico-sociaux du Gepso redoutent une "fuite des compétences", ainsi qu'une entrave à la logique des parcours.

En cette rentrée, Jean-Pierre Staebler est un directeur préoccupé. Bien sûr, à la tête du centre hospitalier de Montfavet, à Avignon, il peut se réjouir de « l’avancée » procurée par le Ségur de la santé, conclu le 13 juillet. Cet accord pour la fonction publique hospitalière (FPH) ne se traduit-il pas déjà par de premières revalorisations, pour une partie des fonctionnaires ?

« Mais je dirige un établissement de 2 200 agents, dont 300 sont exclus du Ségur », déplore le directeur. Car si son hôpital est spécialisé en santé mentale, il regroupe, également, 11 structures sociales et médico-sociales, dans le champ du handicap ou de la précarité. Or, pour ces personnels, aucune revalorisation n’est engagée. « Et cette iniquité nous inquiète », commente Jean-Pierre Staebler. « Des agents de grade équivalent au sein de la FPH, aux fonctions très analogues, et parfois même dans un même établissement, n’ont plus le même salaire ! »