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Brève06 mai 2020
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Dans le Grand-Est, ne pas négliger les traumatismes

La fondation Ages (Alsace Grand Est seniors) se donne comme objectif, selon son site, de « rendre la longévité un bienfait pour chacun et pour la société ». Implantée dans le Grand Est, Ages a été - est encore dans une certaine mesure - au cœur de la déflagration du Covid-19. Rien que pour les établissements médico-sociaux (avec une extrême majorité d'Ehpad), Santé publique France avait enregistré au 28 avril, 588 décès dans le Haut-Rhin (sans doute le département le plus violenté en France), 259 dans le Bas-Rhin et 196 en Moselle...   

« Il ne faut pas sous-estimer le traumatisme profond de tous les acteurs. » La présidente de la fondation Maryvonne Lyazid, ancienne adjointe au Défenseur des droits, mesure les grosses difficultés que devront vivre la région après le déconfinement. Et elle ajoute : « Il va falloir maintenant soutenir les professionnels. » Elle insiste sur le travail qu'il faudra faire sur le deuil qui a été profondément maltraité pendant ces longues semaines.    

Un premier appel aux dons lancé début avril a permis de recueillir 10 000 euros et de financer du matériel de protection en lien avec l'union régionale de l'UNA. La fondation remet le couvert avec un second appel pour financer des actions dans les structures de l'âge. Directrice de l'Uriopss Grand-Est, Catherine Humbert explique qu'on ne sait pas quel type d'accompagnement devra être mis en œuvre dans les Ehpad ou les associations d'aide à domicile (la liste des actions retenues par Ages sera arrêtée le 18 mai).

Les débuts sont plutôt prometteurs. La fondation Alliance (isue des caisses de retraite complémentaire d'Alsace) s'est déjà engagée sur une participation de 15 000 euros.

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